Harmoniser le parcours du mélanome : les nouvelles recommandations du KCE

Le KCE publie jeudi de nouvelles recommandations pour harmoniser la prise en charge du mélanome cutané, annonce l’institution dans un communiqué. L’incidence de ce cancer de la peau augmente depuis plusieurs décennies en Belgique comme ailleurs, alors que la mortalité diminue grâce aux progrès intervenus dans les traitements. Une variabilité persistante des pratiques justifie cependant une harmonisation accrue afin d’améliorer encore la survie.

Ces recommandations sont destinées aux médecins spécialistes impliqués dans la prise en charge du mélanome cutané — dermatologues, oncologues, chirurgiens, radiologues/spécialistes en médecine nucléaire et autres médecins accompagnant ces patients — ainsi qu’à leurs équipes. Le guide, fondé sur les données probantes les plus récentes, se veut un appui à la prise de décision clinique en conformité avec les normes de soins actuelles.

Les thèmes abordés concernent le diagnostic, le traitement de première intention et le suivi post-traitement du mélanome cutané chez l’adulte. Le KCE indique que l’accent est mis sur des domaines où la variabilité est importante ou où des évolutions récentes justifient un nouveau cadre de référence. Le document n’a cependant pas vocation à couvrir l’ensemble de la prise en charge : la prévention, le dépistage et les nouveaux tests génétiques à visée pronostique ne sont pas inclus. Les mélanomes non cutanés et les cancers cutanés non mélanomes restent également hors champ.

Le guide se concentre sur sept priorités : le recours à l’échographie pour la stadification N initiale, l’usage de l’examen PET/CT [18F]FDG pour la stadification N et M initiale, les marges de ré-excision chirurgicale des mélanomes de stades 0 à II, le curage ganglionnaire complet en cas de métastases ganglionnaires infracliniques, les thérapies adjuvantes pour les stades IIB, IIC, III ou IV complètement réséqués, les thérapies néoadjuvantes pour les stades III cliniquement détectables et les stades IV résécables, ainsi que la stratégie de surveillance après traitement curatif.

Le KCE souligne que ces recommandations s’appuient autant que possible sur une analyse rigoureuse des preuves scientifiques et de leur niveau de certitude. Des cliniciens et des représentants des patients ont été étroitement associés au processus, afin d’intégrer également les considérations d’efficacité, de sécurité, les effets indésirables potentiels, les préférences des patients et les coûts. L’institution précise que certaines interventions peuvent dès lors être clairement recommandées ou déconseillées, même lorsque le niveau de certitude scientifique est faible, lorsque cette option correspond aux souhaits d’une large majorité.

> Découvrir le guide de bonne pratique clinique du KCE

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